Égypte : la révolution en marche

Le président égyptien Mohammad Morsi
(Reuters/Amr Abdallah Dalsh).

Lorsqu’un homme concentre entre ses mains les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, on appelle cela dans toutes les langues du monde : un dictateur.

Le président Morsi a tenté ce coup de force sans s’attendre, semble-t-il, à une telle réaction généralisée – non seulement de la part des libéraux, aujourd’hui bien divisés, mais également de l’Église copte et de l’Université Al-Azhar, véritable « Vatican de l’islam sunnite ».

Certes, les Frères musulmans peuvent aujourd’hui organiser une contre-manifestation aussi importante ; certes, leur slogan électoral « Votez pour nous, sinon vous votez contre l’islam » a fonctionné en 2011 ; mais seront-ils aussi écoutés cette fois-ci ?  Lire la suite