Attentat de Beyrouth : à qui profite le crime ?

Le général Wissam Hassan en septembre 2010 (AFP/STR)

L’attentat meurtrier de vendredi en plein cœur de Beyrouth a plusieurs lectures :

Il est avant tout ciblé contre un « superflic » : le général sunnite Wissam Hassan avait à son tableau de chasse le démantèlement de nombreux réseaux israéliens dans la capitale libanaise, l’arrestation de l’ancien député et ministre Michel Samaha, proche du président syrien Bachar Assad, l’enquête sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri et l’implication dans cette affaire de trois membres du Hezbollah – parti qui avait réclamé à plusieurs reprises le limogeage du chef des renseignements de la police libanaise. La victime,

La voiture piégée à Achrafieh à l’est de Beyrouth, le 19 octobre 2012. (REUTERS/© Stringer / Reuters)

se sachant lourdement menacée, avait déjà pris soin de mettre sa famille à l’abri à Paris.

Cette attaque ciblée est également le signe, s’il en était besoin, que la puissance de nuisance du régime syrien est intacte : Damas soupçonnait Lire la suite