Kippour universel ?

Kaufmann : Day of Atonement

Aujourd’hui, la communauté juive commémore dans le monde le jour du Grand Pardon.

C’est le jour de « l’expiation », c’est-à-dire que Dieu pardonne à tout homme qui se tourne vers lui. Yom Kippour succède au Nouvel An juif, Roch Hachana, car les deux sont inséparables. L’une indique le sentier à prendre, la seconde le sommet à atteindre. Entre les deux, Techouva, une « marche » longue de dix jours permet aux croyants de travailler sur eux-mêmes, de changer leurs cœurs et de se réconcilier les uns avec les autres. Ce n’est qu’après seulement que le pardon de Dieu est possible. La journée de Kippour est marquée par la prière, le jeûne et les sollicitations du pardon. Aucun travail, aucun repas, aucune distraction ne doit détourner le croyant de ce jour saint.

Nous vivons dans un monde émaillé de conflits, de guerres, de violence, d’exclusion, de Lire la suite

Voltaire, au secours !

La vague de manifestations qui a déferlé à la mi-septembre dans toutes les capitales musulmanes et européennes n’est pas sans rappeler l’épiphénomène des caricatures de Mohammad en 2005 et 2006 ; c’était alors une vaste instrumentalisation montée par l’imam de Copenhague, qui avait ajouté aux douze caricatures du Prophète une fausse photo de cochon, insulte suprême en islam, avant d’effectuer une tournée de « sensibilisation » dans les capitales arabes. Alors que ces caricatures avaient été publiées le 25 août 2005, les émeutes n’ont commencé qu’en janvier 2006.

Le film ‘sacrilège’ de 2012 connaît exactement le même parcours : diffusé en mars, il ne produit de dommages collatéraux qu’en septembre. Cela montre à quel point les masses musulmanes sont plongées par leurs gouvernements dans une atmosphère d’ignorance et de non-savoir : écrasée par des régimes pour le moins autoritaires, la grande majorité des musulmans dans le monde n’a pas accès à un enseignement digne de ce nom. Ce sont les jeunes Lire la suite

Banlieues à céder ?

Le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, a approuvé la semaine dernière la création d’un fonds à capitaux qataris d’un minimum de 150 millions d’euros, destiné selon Libération aux zones françaises paupérisées. Ce fonds, abondé par l’État français comme par le secteur privé, apprend-on de source ministérielle, serait « franco-qatari » et semblable aux fonds existants franco-chinois ou franco-émirati. Nous en sommes donc arrivés là : la République reconnaît officiellement son impuissance et son désintérêt pour ses banlieues, priées de faire financer leurs projets à la même bourse que les jihadistes et les prédicateurs wahhabites !

Il n’est pas question de faire les mêmes amalgames que l’extrême droite, en affectant de confondre immigration et islamisme, ou banlieues et islam radical. Pourtant on ne peut que s’inquiéter de l’emprise progressive du Qatar dans notre économie, dont il s’offre Lire la suite

Film anti-islam : pourquoi les extrémistes en profitent pour manifester

18 septembre 2012 : analyse sur Le Plus du Nouvel Observateur 

Est-on en train de revivre l’épisode dramatique des caricatures du prophète Mohammad, qui avaient embrasé le monde musulman en 2005 ? Pour Antoine Sfeir, on y retrouve le même mécanisme : des manifestations violentes encouragées en sous-main par les partisans de l’islam le plus radical.

 

De nombreuses violences ont fait suite à la diffusion de ce film, considéré comme blasphématoire et réalisé par un Américano-israélien. Avec la distance qu’on peut avoir a posteriori, on est en droit de se poser quelques questions fondamentales.

 

Ce film, véritable navet de bas étage, met en scène Lire la suite

Benoît XVI au Liban : pour quoi faire ?

La visite du pape au Liban est doublement stratégique : en premier lieu, Benoît XVI vient dire sa solidarité aux chrétiens en Orient : ceux d’Irak, malmenés, devenus les boucs émissaires des milices à la fois chiites et sunnites, des Kurdes comme des Arabes ; ceux de Syrie, cibles des insurgés mais aussi des bombardements du régime ; ceux d’Égypte, qui durant ces dernières années ont vu leurs églises saccagées, leurs offices perturbés et leurs fidèles assassinés ; à ceux du Liban enfin, qui ont connu durant la guerre, et notamment depuis les accords de Taëf en 1989, une véritable perte d’influence. Le souverain pontife vient redonner confiance à ces chrétiens catholiques, orthodoxes ou protestants, qui choisissent souvent la voie de l’exil alors qu’ils constituent les racines mêmes de la chrétienté. Lire la suite